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La technologie au secours des nuls en cuisine

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La technologie au secours des nuls en cuisine

Une tension entre le manque de temps, l’absence de savoir-faire et l’envie

Mais que vont devenir nos cuisines dans 10 ou 20 ans ? C’est un fait, le temps passé à préparer les repas diminue significativement. Si dans la plupart des économies occidentales les habitudes de Snacking et la consommation hors domicile se développent, la France résiste. Les repas structurés au domicile sont stables et les français sont une majorité à consommer une entrée (Certes en baisse), un plat principal, un dessert, parfois même du fromage. Donc il faut bien penser à préparer nos menus.

La part belle est faite aux solutions repas pour pallier le manque de temps, le manque d’envie de préparer et le manque de savoir-faire. Mais pour combien de temps encore ? Et jusqu’à quel âge ? Si à 25 ans, certains jeunes ménages se contentent d’une pizza prête à cuire ou d’une « Pasta box », au pays de la gastronomie, cela n’a qu’un temps. Outre le manque d’intérêt gustatif, les repas tout prêts ou presque, reviennent chers et ne sont pas toujours équilibrés nutritionnellement.

Aller au resto chez soi

Pour les paresseux, première solution possible : se faire livrer ses repas à domicile. C’est le service apporté par les entreprises du numérique, Deliveroo ou Alloresto. Un modèle qui fonctionne particulièrement bien – A l’origine très parisiennes, on retrouve les services de ces sociétés dans de plus en plus de villes françaises. Cependant cette solution n’est viable que ponctuellement pour les ménages car elle a un coût difficilement supportable tous les jours de la semaine. De plus, il faut penser à la psychologie du consommateur – Ce qui a fait le succès d’IKEA « Redonner de la fierté aux hommes » en leur permettant de monter facilement eux-mêmes les meubles achetés à l’état de « pseudo » pièces détachées. Il en va de même en cuisine. Rappelons-nous de la cultissime réplique de Valérie Lemercier « Ça vous plait ? C’est moi qui l’ai fait » qui vaut pour tous les apprentis cuisinier que nous sommes.

C’est un fait, les nouvelles générations cuisinent moins mais cela ne veut pas dire qu’elles n’apprécient pas d’être derrière les fourneaux ou de manger sainement. Les générations Y et Z ont simplement moins le temps et ont moins appris à cuisiner. Par conséquent, elles ont davantage besoin d’aide en cuisine. Les entrepreneurs l’ont bien compris et ont flairé le filon en proposant une multitude de solutions : applications, appareils connectés, expériences disruptives… Toute une palette d’innovations répond désormais à ces besoins.

Alors, comment faire pour transformer « Haricots + carottes + navets + bouquet d’épices + gousse d’ail + concentré de tomate + morceaux d’épaule de mouton » en un véritable « Haricot de mouton » ?

L’entraide communautaire

On peut tout d’abord faire appel à d’autres qui eux savent déjà faire et prennent plaisir à vous apprendre. Les sites Cookening.com ou CoTable.com permettent de transformer sa maison en petit restaurant le temps d’un repas avec des inconnus. Avec Invite1chef.com, on peut aussi s’offrir les services d’un vrai professionnel qui fera les courses, préparera le repas et, en prime, vous donnera un cours de cuisine en direct. Dans le même esprit, Voulezvousdiner.com constitue une bonne opportunité pour les voyageurs de découvrir la cuisine locale, à domicile, et pour les habitants de recevoir des étrangers pour partager des spécialités culinaires.

Une préparation plus conviviale et plus efficace

Face à un frigo partiellement vide, le cuisinier en herbe peut consulter l’application FrigoMagic. Une matrice culinaire concoctée par des experts de la gastronomie, qui permet de savoir quoi faire d’une tranche de rôti froid, d’un reste de purée de brocoli et d’un oignon, avec, en prime, un filtre sur le temps dont vous disposez. Une recette simple et une pédagogie à toute épreuve pour cette application !

Si on préfère le contact humain façon blogueur, on peut faire appel à une communauté connectée. l’incontournable Marmiton.org ou Cuisine.aufeminin.com forment des communautés d’entraide pour réussir son plat, cuisiner des légumes « fatigués », retrouver d’anciennes recettes, des spécialités régionales,… Dans ce cas, le modèle se nourrit du public qui anime ces plateformes. C’est l’échange et le partage, qui fait recette.

Si on n’a pas envie d’utiliser son Smartphone ou sa tablette pour mitonner, on peut compter sur les arts ménagers connectés. Nous en sommes encore aux prémices, mais les experts pronostiquent que l’ensemble de l’offre marché « PEM » et « Brun » français sera connecté dans moins d’une décennie. Les bénéfices sont multiples : gagner du temps, être plus précis ou plus en adéquation aux attentes sur le temps disponible à la préparation. D’ores et déjà, la technologie nous vient en aide : la gamme de fours intelligents 6ème sens de Whirlpool permet d’éviter de brûler son poulet ou de servir des pommes de terre crues, les cuiseurs d’aliments sous-vides Foodsaver ou Severin permettent également de cuire à la bonne température et de savoir quand votre repas est prêt.

Mais le présent appartient déjà aux robots intelligents qui se transforment en véritable chef cuisinier. Déjà, le futur s’insère dans notre vie de tous les jours. Il n’est plus question d’avoir des outils qui gèrent une seule étape de préparation. Les robots modernes prennent les ingrédients bruts et les restituent sous forme de repas. Avec en prime les informations utiles sur le contenu : nombre de calories, associations recommandées, …

Et on en revient à parler du Graal : la data

Dans une cuisine entièrement connectée, les données qui en découleront vaudront de l’or. Savoir quelles recettes sont les plus recherchées, quelles difficultés sont les plus communes en cuisine, sera une source d’information incroyable pour l’industrie agroalimentaire. Demain on pourra cerner parfaitement les attentes du consommateur et savoir quel plat proposer ou quel appareil mettre en avant. Plus il y aura d’utilisateurs d’appareils connectés et d’applications plus il y aura de données à disposition. De quoi mettre du beurre dans les épinards des entreprises de la « Foodtech ».

La technologie au secours du Manger sain : des aliments meilleurs pour la santé et mieux tracés

La moitié des français s’efforce de faire des choix alimentaires plus sains mais rencontre des difficultés lorsqu’il s’agit de savoir quels sont les aliments qui ne nuisent pas à l’organisme. C’est le constat que mettent en exergue nombre d’études au sujet des Flexitariens dont le frein principal à une conduite responsable est le manque de savoir et de culture sur les offres alimentaires alternatives. La transparence est un élément primordial qui prend une place de plus en plus importante dans l’achat des consommateurs : provenance, modes de production et de transformation, qualités nutritionnelles, présence de conservateurs, … Jusqu’à l’identité de l’agriculteur à la source. Dans ce contexte, on voit éclore certaines start-up capables de « radiographier » nos aliments. C’est le cas de l’application Yuka. Une start up aussi efficace que son application est simple. Elle vous permet de scanner vos produits et d’analyser leur impact sur la santé. En un clin d’œil, Yuka déchiffre pour vous les étiquettes : d’un simple yaourt nature à une salade repas vendue en libre-service, vous visualisez les produits qui sont bons et ceux qu’il vaut mieux éviter.

Un mouvement alternatif se met en place

C’est un fait, plus le consommateur poursuit sa quête du bien manger, plus il apprend et plus il se sent le courage d’aller plus loin dans sa démarche. Illustration du précepte « On n’est jamais mieux servi que par soi-même », on voit se développer dans nos économies occidentales hyper-connectées des initiatives pour produire soi-même les légumes que l’on va manger. 2 exemples et 2 approches distinctes :

  • Un modèle « Techno » made in US : plusieurs start-up telles que Click and Grow ou Sproutsio se sont lancées sur ce créneau en proposant de faire pousser des petits légumes et des petites herbes chez soi. La ville de San Francisco est ainsi devenue en quelques années l’un des temples du bien-manger, de la nourriture bio et du sans-gluten,
  • Un modèle plus traditionnel et français : des voisins qui s’unissent pour cultiver à tour de rôle un potager sous la houlette d’un expert du monde vert. Mais le modèle va plus loin avec une commercialisation de la production végétale et d’autres produits responsables au sein d’une épicerie improvisée. Chacun crédite son compte pour acheter ce dont il a envie. Non seulement, on est assuré de manger des fruits et légumes sans résidus toxiques mais, en plus  on a la satisfaction d’avoir participé à leur culture.

Et vous, êtes-vous plutôt « Techno » ou plutôt « Tradi » ?

OA