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Industrie Agroalimentaire, la fin des 30 glorieuses… Enfin !

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C’est un fait, nous vivons actuellement le début d’une opposition significative à l’industrie agroalimentaire que nos parents et nos grands-parents ont forgé. Héritage d’après-guerre où la profusion et le libre-service étaient magiques en regard des manques induits par 2 guerres mondiales en 2 décennies de temps.

Faire ses courses dans un hypermarché plait de moins en moins aux consommateurs – Ils sont seulement 15% à y prendre du plaisir. Les produits à l’impact environnemental négatif sont montrés du doigt ainsi que l’agriculture irréfléchie. Pour autant, est-ce le début de la fin d’un modèle ?

A voir ! En effet, la Demande alimentaire mondiale va croître de 50 à 70% d’ici 2050. Pour y faire face, les économistes prévoient une augmentation de 70 millions d’hectares cultivables, seulement ! Aussi, l’exigence d’une agriculture au rendement artificiellement augmenté devrait perdurer. Cependant, on observe un phénomène grandissant : les consommateurs s’emparent du sujet et refusent ce statu quo. Voici un panorama des manifestations tangibles des nouveaux comportements alimentaires à l’échelle mondiale.

Explosion du Bio

Il en aura fallu du temps et de la patience pour que les aliments Bio fassent leur chemin dans l’esprit des consommateurs. Mais en 2018, les tenants de cette économie peuvent s’avouer satisfaits. En quelques chiffres, on peut mesurer le succès du Bio au niveau mondial :

  • CA 75 Milliards € (+38,6% vs 2011)
  • 58 Millions ha cultivés (+54% vs 2011)
  • 178 pays producteurs
  • 2,7 Millions producteurs

Certes, les produits Bio sont achetés essentiellement dans les économies développées par des consommateurs motivés par la sécurité alimentaire, la sauvegarde de l’environnement et la préservation de leur capital santé. Mais la production, elle, est bien mondiale : Asie, Afrique et Amérique latine comptent pour 84% de la production.

Autre facteur de satisfaction, le Bio impose une traçabilité du champ à l’assiette. D’un impératif légal, on a créé un réflexe alimentaire chez les consommateurs : s’informer sur l’identité des produits qu’ils consomment. Une manière de prendre son destin en main et d’acheter de manière mature et responsable.

Diététisation de l’alimentation

Soutenu par le Monde scientifique, pouvoirs publics et associations font progressivement prendre conscience aux consommateurs que la manière de se nourrir joue un rôle significatif sur la santé. D’une part, l’alimentation peut être facteur de développement de maladies non transmissibles ; d’autre part, il est maintenant reconnu que nombre d’aliments contribuent à corriger, minorer voire supprimer certaines pathologies.

En témoigne, le boom des produits « Sans… », des compléments alimentaires, des protéines végétales ou encore des « Super aliments ». De nombreuses initiatives de tous bords sont prises : messages publicitaires sur les risques d’une alimentation trop grasse, taxes sur certains produits, éducation alimentaire dans les écoles, encadrement de l’information sur les emballages. On observera également que beaucoup d’industriels de l’agroalimentaire travaillent dans l’amélioration de la qualité nutritionnelle de leurs produits.

Dans un monde bientôt totalement digitalisé, on recense déjà 500 millions de porteurs d’une application santé sur smartphone ou tablettes !

Flexitarisme, juste une mode ou une tendance de fond ?

A l’instar du Bio, que de chemin parcouru entre les premiers végétariens, « Baba cool », revendiqués et politisés des années 60 et tous ces courants alternatifs de consommation d’aujourd’hui : Vegan, Végétalien, Végétarien et surtout Flexitariens. En ce qui concerne ces derniers, ils seraient d’ores et déjà 62% en France à consommer moins de protéines animales. Il en va de même pour l’offre. Nous le voyons bien dans nos grandes surfaces, aucun rayon n’échappe aux protéines végétales : yaourt au lait d’amande, steak et charcuterie à base de légumineuses et de céréales, plats cuisinés 100% végétaux…

Il est vrai que le spectre des motivations est beaucoup plus large aujourd’hui qu’il ne l’était à l’origine : outre la sensibilité à la souffrance animale, le consommateur averti a intégré que consommer de la viande en trop grande quantité peut nuire à sa santé et que l’élevage nécessite des dépenses environnementales colossales.

Une question se pose : vers quel comportement alimentaire vont tendre les Flexitariens ? Se satisferont-ils de cette situation intermédiaire ?  Au contraire, la modification de leur régime les entraînera-t-elle vers des comportements plus radicaux au fur et à mesure que leurs connaissances et leur palet évoluent ?

Vers une fragmentation des prises alimentaires

Même si les 3 repas traditionnels restent le fait de la majorité, en particulier en France, on observe une fragmentation des prises alimentaires. En cause, internet et la connexion permanente des individus via leur smartphone, tablette et PC.

Le digital a une incidence considérable dans l’imbrication des séquences temporelles, par exemple du temps de travail et du temps personnel. De plus, les journées étant constituées d’un nombre plus important d’activités personnelles et professionnelles, les individus tentent de gagner du temps par tous les moyens, notamment sur la préparation et la consommation des repas.

En 2018, le Snacking touche seulement 15% de la population (En dessous de 10% en France). Il va se développer de manière considérable durant les prochaines décennies pour plusieurs raisons. Premier facteur, les pauses repas vont se raccourcir car nous continuerons à exercer d’autres activités en même temps que nous mangeons.  Si le repas se fait plus court, il sera sans doute plus frugal. Aussi, l’envie de grignoter viendra plus vite.

Corollaire, les entreprises de l’agroalimentaire l’ont bien compris. On voit émerger des offres plus saines qui ôtent tout sentiment de culpabilité : graines et fruits secs sans sel ajouté, produits laitiers, fruits et légumes dans un format adapté et prêts à consommer…

Préparation des repas : toujours plus vite !

Comment peut-il en être autrement ? Si le temps de consommation se raccourcit et si le nombre de plats diminue, l’exécution en cuisine doit suivre le rythme et les attentes des consommateurs.

Depuis les années 80, tous les consommateurs ont été « biberonnés » au Fast food et au Micro-ondes. Une instantanéité de préparation et une consommation tout aussi rapide sont devenues des normes universelles. En France, en Allemagne, au Royaume Uni comme aux Etats Unis on passe 5h30, en moyenne, par semaine à préparer les repas et ce temps s’amenuise d’année en année.

La diminution du temps de préparation des repas s’explique aussi par d’autres phénomènes : la mondialisation de nos modes de vie (notamment urbains), les innovations sociales, la salarisation des femmes et les modes de gestion des entreprises.

En écho à ces phénomènes, l’offre produits contribue à cette accélération : des produits toujours plus faciles à consommer, à préparer, à conserver, à transporter… Illustration, les repas complets liquides qu’absorbent les génies du digital de la Silicon Valley sans préparation, ni réchauffage, ni même vaisselle. Lorsque l’alimentation est rétrogradée au niveau 1 de la pyramide de Maslow : simple besoin physiologique.

Autre accélérateur du temps de préparation : l’électroménager toujours plus performant, plus intelligent et plus autonome. Des outils qui « restituent » du temps libre aux cuisiniers.

Enfin, le temps de préparation diminue avec le développement de la restauration hors domicile qui vient justement… au domicile ou sur le lieu de travail des consommateurs. Où que vous soyez, quel que soit l’heure et l’envie, en quelques clics et peu d’attente, vous mangez à votre convenance. Ce réflexe « Deliveroo » est particulièrement fort chez les jeunes générations.

Bipolarité des repas

Comme toujours, lorsqu’une tendance s’impose, elle induit un mouvement alternatif.  Face à la doctrine généralisée du « Rapide », on observe un retour en force de la tradition et des pratiques des anciens qui « prenez le temps de faire les choses » dans toutes les étapes de la consommation alimentaire : acheter chez un artisan, ne choisir que des produits bruts, préparer à la main, faire cuire sur des plaques ou dans des fours traditionnels.

A travers ces pratiques, les consommateurs souhaitent retrouver du sens mais recherchent aussi la sécurité alimentaire que le rapide et la grande distribution n’offrent pas à leurs yeux. Il est intéressant de noter que les petits commerces de bouche bénéficient d’un retour de flamme de la part du grand public. Faire ses courses dans le commerce traditionnel est source de plaisir pour 57% des consommateurs, une côte d’amour qui grimpe jusqu’à 67% pour les marchés itinérants. De plus, on observe que les fruits & légumes, le poisson ou surtout la viande sont perçus comme à priori sains et bons s’ils sont achetés chez un artisan. A fortiori si celui-ci démontre à travers son discours et ses pratiques qu’il connait son métier.

Cependant, cette forme de cuisine s’accommode mal du rythme de nos vies quotidiennes. Aussi, elle est réservée au week-end et revêt une dimension que n’ont pas les autres repas. La « Slow food » est à la fois un loisir, un acte militant voire une forme de thérapie face à un Monde virtuel et pressé.

Tension entre monde réel et monde virtuel chez les Millennials

La quête de sens ne touche pas uniquement les générations aux commandes. La « Gen Z » est également en recherche de produits authentiques, d’origine garantie et de proximité avec la source de provenance.

On pourrait penser qu’elle est pénalisée par le manque de savoir-faire en cuisine, le manque de temps ou l’envie de le prendre. Bien au contraire, elle sait trouver des stratégies alternatives et utilise les moyens de son Monde pour satisfaire ses envies. Le Digital lui permet de trouver facilement les restaurateurs à taille humaine dont la promesse de sain, de sens, d’authentique et de bon se conjuguent.

Bien sûr, ces propositions ont un coût pour les petits budgets de la génération montante. De ce fait, il est fréquent qu’elles cohabitent avec Mc Do et KFC. Mais les Millennials ne s’embarrassent pas non plus de contradictions. A chaque jour sa motivation et son humeur : un jour, être responsable et le lendemain régresser en toute décontraction.

Où tout cela va-t-il nous emmener ?

C’est bien la question qui taraude tous ceux qui s’intéressent au sujet, acteurs comme observateurs. Les nouvelles pratiques alimentaires des consommateurs vont-elles s’amplifier jusqu’à devenir le fait de tous ? Le Bio va-t-il prendre la place du non Bio dans notre quotidien ? Tous les produits alimentaires que nous achèterons auront-ils une promesse de santé préventive ou curative ? Prendra-t-on tous plaisir à grignoter des produits sains ? Ou au contraire, avec le temps, ces comportements vertueux rimeront-ils avec ennuyeux ?

Quoi qu’il en soit, nous serons bientôt fixés sur les possibles conséquences de nos pratiques alimentaires des 40 dernières années : le prix à payer sur l’environnement, nos conditions de vie et notre santé. Le consommateur obèse de « Wall-E » ou le cannibale à son insu dans « Soleil vert » ne resteront-ils que des fantasmes cinématographiques ? A suivre.

OA

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Alimentaire, attention révolution technologique en cours !

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Agroalimentaire et Agriculture, domaines d’activité désuets voire ringards dont les jeunes générations se désintéressent… Bien au contraire ! Il s’agit en réalité de secteurs de pointe dans lesquels les technologies les plus innovantes et les « startupeurs » du monde entier se concentrent.

Pourquoi ? Parce que l’être humain aime par-dessus tout les défis. D’une part, la population mondiale devrait atteindre 9,7 milliards en 2050 et pour répondre aux besoins alimentaires de tous, la production agricole devra augmenter de 70% ; D’autre part, les populations tendent à se rapprocher des villes : 66% de la population mondiale sera urbaine en 2050 ce qui pose la question de la logistique de la fourche à la fourchette.

Or, de la contrainte, nait la créativité ! Voici en 10 illustrations « bluffantes », ce qui se passe à côté de chez vous ou à l’autre bout de la planète et que l’on classe dans la bien nommée « Food Tech ».

  1. Manger de la viande sans tuer d’animal sera possible demain aujourd’hui

Deux révolutions sont en cours : la viande « végétale » et la viande « créée en laboratoire ». Depuis quelques années, plusieurs startups, majoritairement américaines comme Beyond Meat, travaillent sur l’élaboration de « viandes » composées uniquement de végétaux. Des travaux portent actuellement sur la recherche de combinaisons qui recréent les propriétés de cuisson, d’apparence, d’odeur et de goût des viandes notamment des viandes rouges. On trouve déjà les premiers burgers végétaux dans certaines chaînes de supermarchés comme Whole Foods aux E-U. Autre exemple, toujours aux E-U, la startup Memphis Meats crée une viande véritable à partir de cellules animales. Pour l’une comme pour l’autre, l’enjeu R&D est de réduire les coûts de fabrication de cette « vraie-fausse » viande.

  1. Quand le gaspillage alimentaire devient un enjeu « Business »

Le gaspillage alimentaire est un enjeu mondial dont les économies occidentales sont les plus mauvais élèves : 12 et 20 milliards d’euros de pertes par an en France, 218 milliards de dollars au E-U !

Contre la casse en amont, Zest Labs contribue à régler ce problème en proposant d’installer des capteurs sur les palettes associées à un système de gestion prenant en compte tous les paramètres (Lieu de production, type de produit, conditions de production et de conditionnement, …). Toutes ces données forment le code ZIPR pour réaliser en temps réel un inventaire des stocks, de leur état et ainsi prioriser l’arrivée et la sortie des marchandises.

En aval de la chaine, le challenge porte sur la redistribution des invendus. une activité peu nouvelle mais qui se professionnalise et devient une source de profit. Phenix, startup française, a passé en 3 ans des accords avec plus de 600 grandes entreprises notamment les distributeurs alimentaires E.Leclerc, Carrefour, Système U, groupe Casino ou encore Intermarché. Phenix aide ses partenaires à réduire leur gaspillage et à valoriser leurs des invendus via des circuits d’économie circulaire .

  1. L’agriculture urbaine n’est pas seulement un gadget Hipster, elle est l’une des réponses au déplacement des populations vers les villes

Aux E-U, au Japon et en Europe, les façades, les toits et les terrains vagues se couvrent de surfaces agricoles. Aujourd’hui, on peut y trouver plusieurs catégories de fruits et de légumes dont la plus adaptée aux villes se compose de salade, tomates, légumes secs, carottes, navets ou encore pommes de terre.

Autre atout, les plantations en ville remplissent des services écosystémiques : rafraîchissement de l’air et dépollution, lutte contre les inondations, captation d’azote, économies d’énergie.

Aujourd’hui, les chercheurs totalisent quelques 180 millions de tonnes de nourriture produites tous les ans sur nos toits. Ce n’est qu’un début. Ainsi, Paris ambitionne le développement de 100 hectares de fermes urbaines sur son territoire d’ici 2020. Des projets regroupés sous l’étiquette « Parisculteurs ».

  1. Naissance d’une plate-forme d’échange et d’innovation face au réchauffement climatique

A la source des enjeux alimentaires de demain : les pratiques agricoles, grandes consommatrices d’eau et d’intrantsdont on connait les limites et les dérives. Pour créer un cercle vertueux, un lieu d’échange, à la fois collaboratif et institutionnel, vient de naître : Agrisource est la 1ère plate-forme européenne d’innovation ouverte pour une agriculture climato-intelligente. Ce lieu d’échange entre les entreprises et les institutions a 2 vocations :

  • Partager les bonnes pratiques afin de faire face aux conséquences du réchauffement climatique et produire plus,
  • S’unir pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre, contribuer à la séquestration du carbone atmosphérique afin d’assurer une sécurité alimentaire durable.
  1. Personnaliser son alimentation… Pas seulement pour soigner son Ego !

Dans le domaine de la « Food Tech », la nutrition personnalisée fait partie des sujets qui incarnent un futur à la rencontre de l’alimentation, de la science et de la technologie.

Des jeunes sociétés se sont déjà positionnées sur l’alimentation santé : D’origine suisse, Actigenomic propose des ingrédients naturels, nutrigénomiques actifs, visant notamment à lutter contre l’affaiblissement du système immunitaire, le déséquilibre du métabolisme osseux et les troubles du sommeil. Geneplanet propose un régime alimentaire sur mesure appelé Nutrifit basé sur une analyse génétique. Enfin, la société américaine, Metagenics,  commercialise des compléments alimentaires également basés sur la nutrigénomique pour renforcer sa flore intestinale.

D’ici 10 à 15 ans, les chercheurs prédisent que 100% de notre alimentation sera personnalisée. Le stade ultime sera celui d’une nutrition basée sur le séquençage du génome humain et sur le microbiote intestinal. Les consommateurs se feront plaisir tout en « pilotant » leur santé : palier les intolérances, prévenir les maladies ou encore, formater son alimentation aux attentes de performances physiques et intellectuelles.

  1. L’agriculture « Place to work » des cerveaux de la génération Z

Le saviez-vous ? De plus en plus de jeunes américains issus des grandes écoles quittent les grandes villes et délaissent les bureaux pour devenir agriculteur et se lancer dans le Bio et autres formes de cultures innovantes. Selon les autorités américaines, ce, mouvement devrait s’amplifier durant les 35 prochaines années.

Ainsi, après une décennie passée dans les entreprises de la HighTech, Kimbal Musc (le frère d’Elon) a décidé de se reconvertir dans sa véritable passion : la restauration. Il est à la tête d’une chaîne de restaurants spécialisés dans la nourriture locale et citoyenne.

Outre la quête de sens, ce qui porte les jeunes générations est de bâtir un autre modèle économique qui soit à la fois profitable, vertueux et épanouissant.

  1. Le boom des « Fermes verticales »

Autre exemple de la rencontre entre HighTech et alimentaire : le modèle des fermes verticales. Ce type d’agriculture consiste à cultiver des plantes sur des surfaces empilées, inclinées verticalement ou intégrées. Logiquement, les fermes verticales appartiennent également à ce que nous avons nommé « L’agriculture urbaine ».

On distingue trois méthodes de production :

  • L’hydroponie : les plantes, au lieu de se développer dans le sol, voient leurs racines immergées dans une solution aqueuse contenant déjà tous les nutriments essentiels,
  • L’aéroponie : les racines des plantes sont en suspension et régulièrement alimentées par un brouillard nutritif,
  • L’aquaponie : système combinant aquaculture et hydroponie. Les éléments nutritifs proviennent des déchets organiques produits par les poissons.

Les fermes verticales présentent de nombreux avantages : produire près des bassins de consommation, contrôler l’environnement de production (température, lumière, humidité, etc), s’affranchir des saisons à moindre coût et dégât environnemental.

  1. Le principal sujet d’échange sur la toile est le… Food !

Qui l’eut cru : manger sous toutes ses formes et ses couleurs est le sujet le plus partagé et commenté sur le web. Décuplée par le numérique, l’alimentation s’inscrit au cœur de nos conversations et de nos interactions. Si chercher sur le Net la recette de son prochain dîner est toujours d’actualité, le digital crée désormais une appétence pour des sujets connexes, tels que l’environnement, la santé, la nutrition, l’économie, l’innovation, la culture…

Combien de sites, d’applications, de blogs ou de forums compte la toile pour apprendre, commenter, montrer, questionner, débattre ? « Fier de montrer mon Pot au feu du week-end dernier », « D’où viennent les ingrédients de mon plat cuisiné ? », « J’ai trouvé comment remplacer la viande de bœuf dans ma recette de Bourguignon », « Où se trouve le primeur citoyen le plus près de chez moi ? ».

Pour exemple, l’application de la Start up Yuka, aussi simple que pertinente : en quelques clics, vous scannez vos produits et vous analysez leur impact sur votre santé. Yuka déchiffre toutes les étiquettes : d’un simple ingrédient céréalier à la recette la plus élaborée, vous visualisez les produits qui sont bons et ceux qu’il vaut mieux éviter.

  1. J’ai fait ce rêve étrange… La fin des emballages plastique

Il est désormais possible de protéger les denrées les plus fragiles sans plastique ni carton, ni bois ou papier. Des chercheurs ont mis au point un principe d’enrobage naturel des fruits et légumes afin de les préserver lors de leur transport. Cette enveloppe se compose d’une solution biodégradable à base de soie, biocompatible, inodore, invisible et même non toxique à la consommation.

Parallèlement, en aval de la chaine, des scientifiques japonais ont identifié une bactérie mangeuse de plastique pour nous débarrasser des emballages de l’ancien monde. Cette bactérie, l’Ideonella sakaiensis, est capable de briser les liaisons moléculaires du plastique le plus utilisé dans le monde, le PET.

Dans la même veine que les emballages comestibles expérimentés par plusieurs entreprises à travers le monde, un designer islandais a développé une bouteille entièrement biodégradable. Ari Jonsson, étudiant à l’académie des Arts de Reykjavik, a développé une bouteille à base d’eau et de poudre d’algue qui conserve sa forme lorsqu’elle est pleine, mais se décompose rapidement une fois vide.

  1. Moins HighTech mais tout aussi positif, un supermarché géré par des paysans

Suivant le vieil adage, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, 39 agriculteurs ont récemment fait l’acquisition d’un supermarché en cours de fermeture. Un an après, les résultats sont probants. Rebaptisé « Cœur paysan », ce supermarché 100% primeur, basé à Colmar, permet à ses nouveaux propriétaires d’écouler leur propre production directement aux consommateurs, sans intermédiaire. Au final, nos entrepreneurs ruraux peuvent gagner décemment leur vie.

Autres gagnants de cette initiative urbano-rurale : les consommateurs. Quand ils achètent chez « Cœur paysan », ils savent comment et par qui leur potimarron a été cultivé… Ils sont également assurés de payer un prix équitable. Ce sont les maraîchers, les éleveurs et les céréaliers qui fixent le prix de vente des produits, significativement en deçà des prix du marché et des niveaux de marge de la Grande distribution. Au passage en caisse, ils font connaissance avec celui à qui reviendra leurs Euros dépensés.

Big data, intelligence artificielle ou encore Blockchain, … Finalement le futur a du bon lorsqu’il se met au service de la planète. Et vous, sur quel nouveau modèle économique vertueux travaillez-vous actuellement ?

OA

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Marketeurs, avant d’innover, faites connaissance avec vos consommateurs

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Marketeurs de l’industrie agroalimentaire, des Services… Tout au long de l’année vous investissez votre temps, vos neurones et votre argent dans le développement de nouvelles offres. En amont de vos orientations créatives disposez-vous des piliers incontournables : les études fondamentales sur la connaissance de vos consommateurs et de votre marque ? Usages & Attitudes et Fond de marque, 2 sujets stratégiques s’il en est, qui, lorsqu’ils sont bien exécutés, permettent de piloter avec plus de facilité, de cohérence et de pertinence votre stratégie d’innovation et de communication.

Mettons de côté le Fond de marque, sujet sur lequel nous reviendrons  ultérieurement, pour évoquer l’Usages & Attitudes. En quelques paragraphes, voici l’essentiel à savoir.

Un projet rentable…

Bien pensé et bien exécuté, avec le bon partenaire, cette étude stratégique, loin d’être une dépense, peut (Doit) se transformer en investissement et même en économie substantielle de votre centre de profit : combien de lancements échoués, d’innovations pour cible Niche, ou encore d’allégations sans impact aurez-vous évité si, préalablement, vous avez acquis la connaissance de vos consommateurs dans chacune de ses facettes et de ses contradictions ?

Des sujets délaissés par les instituts…

Paradoxalement, les études sur la connaissance des consommateurs, qui sont à l’origine même de l’existence des instituts d’études, ont longtemps été délaissées par eux, au profit de sujets plus modélisables et duplicables  – donc plus rentables – que sont les tests. Il est vrai qu’une étude d’Usages & Attitudes est encore un des rares  sujets sur mesure qui nécessite de se pencher plus longuement sur le design, le questionnement, l’analyse et les « Pour action ». Soyons honnête, il fût un temps où les « Aller-retour » sans fin entre l’institut et son client finissaient par faire « manger son chapeau » au premier et créaient un sentiment d’insatisfaction chez le second. Aujourd’hui, dans sa version 2.0, un projet d’Usages & Attitudes est plus cadré, balisé. En effet, les thèmes abordés sont finalement souvent les mêmes et, au final, on peut parfaitement ajouter une dose de « Process » à ce sujet.

L’Usages & Attitudes dans ses grandes lignes…

Tout d’abord, évoquons dans ses grandes lignes la méthodologie. Ces études, dites exploratoires, se composent a minima de 2 phases : une phase d’étude qualitative pour faire émerger le maximum d’informations utiles à la construction d’un bon questionnaire et une phase d’étude quantitative pour pondérer ces mêmes informations auprès d’une population représentative de votre marché. A ces 2 étapes peuvent s’ajouter workshops et phase créative selon l’ambition du projet.

Notez une source d’économie possible : une partie des informations n’est-elle pas déjà disponible  afin d’alléger la phase qualitative ? En effet, lors de tests de concept, de « Home use test » et autre étude Shopper, on se penche souvent sur certains sujets abordés dans les études sur la connaissance des consommateurs . On peut aussi « Désarchiver » la précédente U&A si celle-ci n’est pas trop datée … Avant de lancer la demande de projet, un « Digest » des précédentes études ne fera que du bien au lecteur / rédacteur et permettra de dimensionner à l’économie cette 1ère étape exploratoire.

De quoi allons-nous parler ?…

Ensuite, voyons les thèmes d’une étude d’Usages & Attitudes. Outre la réponse aux « 6W » sur la consommation : où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Avec qui ? … Pour être complète et pleinement actionnable, une U&A doit s’intéresser à l’ensemble de la relation qu’une marque entretient avec sa Demande de la naissance du besoin à la satisfaction post-consommation. Par souci de fluidité du questionnement et de cohérence auprès des répondants, il est préférable d’articuler les thèmes sur une base chronologique : naissance du besoin, achat, stockage, préparation, consommation, satisfaction et attentes. Auxquels viendra s’ajouter un thème sur la notoriété et l’image des marques majeures.

De plus, il est important de prévoir en fin d’enquête quelques questions qui aideront à mieux cerner les consommateurs dans leur relation à l’alimentaire et aux média. C’est grâce à cela que nous identifierons la cible tant convoitée des « Early adopters » qui permettent aux innovations une adoption plus rapide. Les réponses à ces questions aideront également à délivrer plus efficacement les messages à venir.

L’expérience montre qu’un plan de questionnement clair et un arbitrage sur les questions anecdotiques permettent d’éviter une durée d’enquête trop longue lors de la phase quantitative.

Quelques « best practices » méthodologiques…

Concernant la phase qualitative exploratoire, préférer une approche sous forme de carnets de consommation on line, de Bulletin-board et/ou d’entretiens Ethnos. Ces modes de recueil permettent de capter le consommateur dans la vérité de son quotidien, dans ses contradictions et ses aspirations profondes – parfois non dites. Une vérité qui sera illustrée par des témoignages visuels, et même animé, du cadre d’achat et de consommation foyer / hors foyer. Cela grâce au Smartphone et à la tablette qui ont pénétré toutes les classes de notre société.

Pour ce qui est de la phase quantitative, l’approche on line est évidemment incontournable pour des raisons de coût et de représentativité. Toutefois, depuis quelques années, certains instituts d’études ont admis qu’un recueil sur un moment unique de consommation voire un recueil après un temps lointain de consommation, était source de contre-vérité. Aussi, à l’instar d’une démarche qualitative, il est possible de planifier un carnet de consommation durant quelques jours avant d’adresser le « Master-questionnaire » à l’échantillon représentatif de la Demande. D’une part, le questionnement sera plus digeste car étalé dans le temps, d’autre part, il permettra de révéler la versatilité de l’individu dans sa consommation.

Pour chacune de ces phases, il est important de passer du temps à bâtir le « Screener » de recrutement et les questions filtres qui doivent nous assurer que nous avons bien à faire aux consommateurs qui nous intéressent.

Ajouter une dimension prospective à la connaissance des consommateurs…

Bien pensée et bien exécutée, une étude d’Usages & Attitudes doit clôturer sur l’identification d’insights voire de plateformes d’innovation. On peut aussi aller plus loin en ajoutant une dimension créative. Par exemple, la phase exploratoire peut intégrer une dimension prospective alimentée ou non par des idées émanant du processus d’innovation interne. Ou bien, à l’issu de la phase qualitative et de ses enseignements, les Marketeurs peuvent imaginer les prémices de nouveaux produits qui seront injectés dans la phase quantitative. Il est important de garder à leur place les enseignements qui en découleront et ne pas amalgamer Usages & Attitudes avec Screening d’idées ou de concepts.

Déboucher sur une typologie actionnable…

En conclusion d’une étude d’Usages & Attitudes, nous réalisons une typologie de la Demande. Bien souvent, c’est une boite noire pour le commanditaire, y compris pour l’équipe pilote de l’institut. La typologie des consommateurs est la « chasse gardée » de quelques statisticiens qui n’ont pas toujours étaient associés à chaque étape de la réalisation. Or, pour être actionnable, une typologie doit mêler expertise statistique et expertise marketing. Il convient  que le commanditaire soit associé à la finalisation de celle-ci. Une typologie suppose de multiples tentatives et autres ajustements en mode « Test & Learn » pour aboutir à un résultat probant. Ainsi, il faut se faire présenter les résultats, mettre en lumière les incohérences, les éléments de perfectibilité et ne pas hésiter à les challenger : trop de groupes, des groupes déséquilibrés, des contradictions dans les comportements au sein des groupes, …

Appropriation des résultats…

Nous voici arrivé à la fin de notre étude d’Usages & Attitudes. La présentation finale des résultats est faite et chacun se sépare. Pourtant c’est là que commence le travail : l’utilisation des enseignements pour démarrer les travaux du « Quotidien »  : plans marketing, média, pipe innovation…. Etape parfois délaissée voire oubliée : l’appropriation des résultats.  Sous forme de workshop, il est déterminant d’amorcer un travail avec les équipes : l’équipe pilote du projet de l’institut et l’équipe de Marketeurs chez le client. Quoi faire des résultats ? Comment les utiliser ? Quelles pistes d’innovation produit découlent des conclusions ?… L’important n’est pas tant d’imaginer in extenso les futurs best-sellers mais de bien s’approprier les résultats, de les vulgariser et surtout de dédramatiser l’utilisation d’une telle étude. Sans cette étape finale, on court le risque d’une « Placardisation » dorée.

Et l’Uberisation dans tout ça ?…

Mettre à jour ses connaissances sur son marché à un coût. Les études d’Usages & Attitudes comptent parmi les plus chères du marché. Or, à l’instar des autres secteurs, les études marketing comptent aussi leur lot de prestations « Low cost ». Certains peuvent avoir la tentation de retenir le « Mieux disant ». La recommandation N°1 est : éviter les « Bonnes affaires » sur un sujet aussi stratégique qui doit guider vos actions sur 5 à 10 ans. Si malgré tout, quelques uns souhaitent tenter l’aventure, il faut savoir que du temps et de l’expérience seront nécessaires côté client pour palier le manque de savoir faire ou de service associé de l’institut 1er prix. Et quand bien même, cela ne garantira pas un livrable final à hauteur des attentes. En effet, les écueils sont nombreux comme nous venons de le lire. La réalisation d’une étude d’Usages & Attitudes est comme une partie de Tennis : la qualité du jeu est d’autant plus élevée que les participants sont de même niveau !

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La technologie au secours des nuls en cuisine

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Une tension entre le manque de temps, l’absence de savoir-faire et l’envie

Mais que vont devenir nos cuisines dans 10 ou 20 ans ? C’est un fait, le temps passé à préparer les repas diminue significativement. Si dans la plupart des économies occidentales les habitudes de Snacking et la consommation hors domicile se développent, la France résiste. Les repas structurés au domicile sont stables et les français sont une majorité à consommer une entrée (Certes en baisse), un plat principal, un dessert, parfois même du fromage. Donc il faut bien penser à préparer nos menus.

La part belle est faite aux solutions repas pour pallier le manque de temps, le manque d’envie de préparer et le manque de savoir-faire. Mais pour combien de temps encore ? Et jusqu’à quel âge ? Si à 25 ans, certains jeunes ménages se contentent d’une pizza prête à cuire ou d’une « Pasta box », au pays de la gastronomie, cela n’a qu’un temps. Outre le manque d’intérêt gustatif, les repas tout prêts ou presque, reviennent chers et ne sont pas toujours équilibrés nutritionnellement.

Aller au resto chez soi

Pour les paresseux, première solution possible : se faire livrer ses repas à domicile. C’est le service apporté par les entreprises du numérique, Deliveroo ou Alloresto. Un modèle qui fonctionne particulièrement bien – A l’origine très parisiennes, on retrouve les services de ces sociétés dans de plus en plus de villes françaises. Cependant cette solution n’est viable que ponctuellement pour les ménages car elle a un coût difficilement supportable tous les jours de la semaine. De plus, il faut penser à la psychologie du consommateur – Ce qui a fait le succès d’IKEA « Redonner de la fierté aux hommes » en leur permettant de monter facilement eux-mêmes les meubles achetés à l’état de « pseudo » pièces détachées. Il en va de même en cuisine. Rappelons-nous de la cultissime réplique de Valérie Lemercier « Ça vous plait ? C’est moi qui l’ai fait » qui vaut pour tous les apprentis cuisinier que nous sommes.

C’est un fait, les nouvelles générations cuisinent moins mais cela ne veut pas dire qu’elles n’apprécient pas d’être derrière les fourneaux ou de manger sainement. Les générations Y et Z ont simplement moins le temps et ont moins appris à cuisiner. Par conséquent, elles ont davantage besoin d’aide en cuisine. Les entrepreneurs l’ont bien compris et ont flairé le filon en proposant une multitude de solutions : applications, appareils connectés, expériences disruptives… Toute une palette d’innovations répond désormais à ces besoins.

Alors, comment faire pour transformer « Haricots + carottes + navets + bouquet d’épices + gousse d’ail + concentré de tomate + morceaux d’épaule de mouton » en un véritable « Haricot de mouton » ?

L’entraide communautaire

On peut tout d’abord faire appel à d’autres qui eux savent déjà faire et prennent plaisir à vous apprendre. Les sites Cookening.com ou CoTable.com permettent de transformer sa maison en petit restaurant le temps d’un repas avec des inconnus. Avec Invite1chef.com, on peut aussi s’offrir les services d’un vrai professionnel qui fera les courses, préparera le repas et, en prime, vous donnera un cours de cuisine en direct. Dans le même esprit, Voulezvousdiner.com constitue une bonne opportunité pour les voyageurs de découvrir la cuisine locale, à domicile, et pour les habitants de recevoir des étrangers pour partager des spécialités culinaires.

Une préparation plus conviviale et plus efficace

Face à un frigo partiellement vide, le cuisinier en herbe peut consulter l’application FrigoMagic. Une matrice culinaire concoctée par des experts de la gastronomie, qui permet de savoir quoi faire d’une tranche de rôti froid, d’un reste de purée de brocoli et d’un oignon, avec, en prime, un filtre sur le temps dont vous disposez. Une recette simple et une pédagogie à toute épreuve pour cette application !

Si on préfère le contact humain façon blogueur, on peut faire appel à une communauté connectée. l’incontournable Marmiton.org ou Cuisine.aufeminin.com forment des communautés d’entraide pour réussir son plat, cuisiner des légumes « fatigués », retrouver d’anciennes recettes, des spécialités régionales,… Dans ce cas, le modèle se nourrit du public qui anime ces plateformes. C’est l’échange et le partage, qui fait recette.

Si on n’a pas envie d’utiliser son Smartphone ou sa tablette pour mitonner, on peut compter sur les arts ménagers connectés. Nous en sommes encore aux prémices, mais les experts pronostiquent que l’ensemble de l’offre marché « PEM » et « Brun » français sera connecté dans moins d’une décennie. Les bénéfices sont multiples : gagner du temps, être plus précis ou plus en adéquation aux attentes sur le temps disponible à la préparation. D’ores et déjà, la technologie nous vient en aide : la gamme de fours intelligents 6ème sens de Whirlpool permet d’éviter de brûler son poulet ou de servir des pommes de terre crues, les cuiseurs d’aliments sous-vides Foodsaver ou Severin permettent également de cuire à la bonne température et de savoir quand votre repas est prêt.

Mais le présent appartient déjà aux robots intelligents qui se transforment en véritable chef cuisinier. Déjà, le futur s’insère dans notre vie de tous les jours. Il n’est plus question d’avoir des outils qui gèrent une seule étape de préparation. Les robots modernes prennent les ingrédients bruts et les restituent sous forme de repas. Avec en prime les informations utiles sur le contenu : nombre de calories, associations recommandées, …

Et on en revient à parler du Graal : la data

Dans une cuisine entièrement connectée, les données qui en découleront vaudront de l’or. Savoir quelles recettes sont les plus recherchées, quelles difficultés sont les plus communes en cuisine, sera une source d’information incroyable pour l’industrie agroalimentaire. Demain on pourra cerner parfaitement les attentes du consommateur et savoir quel plat proposer ou quel appareil mettre en avant. Plus il y aura d’utilisateurs d’appareils connectés et d’applications plus il y aura de données à disposition. De quoi mettre du beurre dans les épinards des entreprises de la « Foodtech ».

La technologie au secours du Manger sain : des aliments meilleurs pour la santé et mieux tracés

La moitié des français s’efforce de faire des choix alimentaires plus sains mais rencontre des difficultés lorsqu’il s’agit de savoir quels sont les aliments qui ne nuisent pas à l’organisme. C’est le constat que mettent en exergue nombre d’études au sujet des Flexitariens dont le frein principal à une conduite responsable est le manque de savoir et de culture sur les offres alimentaires alternatives. La transparence est un élément primordial qui prend une place de plus en plus importante dans l’achat des consommateurs : provenance, modes de production et de transformation, qualités nutritionnelles, présence de conservateurs, … Jusqu’à l’identité de l’agriculteur à la source. Dans ce contexte, on voit éclore certaines start-up capables de « radiographier » nos aliments. C’est le cas de l’application Yuka. Une start up aussi efficace que son application est simple. Elle vous permet de scanner vos produits et d’analyser leur impact sur la santé. En un clin d’œil, Yuka déchiffre pour vous les étiquettes : d’un simple yaourt nature à une salade repas vendue en libre-service, vous visualisez les produits qui sont bons et ceux qu’il vaut mieux éviter.

Un mouvement alternatif se met en place

C’est un fait, plus le consommateur poursuit sa quête du bien manger, plus il apprend et plus il se sent le courage d’aller plus loin dans sa démarche. Illustration du précepte « On n’est jamais mieux servi que par soi-même », on voit se développer dans nos économies occidentales hyper-connectées des initiatives pour produire soi-même les légumes que l’on va manger. 2 exemples et 2 approches distinctes :

  • Un modèle « Techno » made in US : plusieurs start-up telles que Click and Grow ou Sproutsio se sont lancées sur ce créneau en proposant de faire pousser des petits légumes et des petites herbes chez soi. La ville de San Francisco est ainsi devenue en quelques années l’un des temples du bien-manger, de la nourriture bio et du sans-gluten,
  • Un modèle plus traditionnel et français : des voisins qui s’unissent pour cultiver à tour de rôle un potager sous la houlette d’un expert du monde vert. Mais le modèle va plus loin avec une commercialisation de la production végétale et d’autres produits responsables au sein d’une épicerie improvisée. Chacun crédite son compte pour acheter ce dont il a envie. Non seulement, on est assuré de manger des fruits et légumes sans résidus toxiques mais, en plus  on a la satisfaction d’avoir participé à leur culture.

Et vous, êtes-vous plutôt « Techno » ou plutôt « Tradi » ?

OA

Publications

Abécédaire du packaging : ce qu’il faut faire et surtout ne pas faire !

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Créer ou rénover un packaging, voilà une mission périlleuse, d’une importance capitale pour la vie de votre offre produit. Pourquoi ?

D’une part, le packaging joue un rôle de plus en plus important dans l’achat. Son poids dans la décision ne cesse de progresser depuis 15 ans. Aujourd’hui, il est même évalué comme supérieur de 8 points à la publicité (78% contre 70%) ; D’autre part, il peut anéantir un produit – y compris un « Blockbuster » des rayons – s’il ne possède pas les qualités requises. Quel marketeur n’a eu connaissance de ce jus de fruit frais ou de cette soupe en brique dont les ventes se sont effondrées en quelques semaines suite à une rénovation hasardeuse ?

Mais, le packaging a le « dos large ». Il doit assumer un nombre considérable de fonctions et on lui en demande toujours plus….

Avant tout, le packaging doit faire entendre la voix du produit et de la marque pour être choisi, cela au milieu d’une multitude de ses congénères. On imagine le brouhaha que font tous les produits du rayon Ultra frais lorsqu’ils communiquent ensemble aux shoppers.

Ensuite, dans le temps qu’il faut pour faire un clin d’œil, le packaging doit faire comprendre de quel produit il s’agit, susciter le désir, décrire le mode et le temps de préparation, suggérer l’expérience de consommation, les bénéfices qui en découleront et  rassurer sur la sécurité inhérente à sa consommation. Ouf, il a été pris en main !

Mais ce n’est pas fini. Le packaging doit aussi communiquer le positionnement de la marque, la ou les raisons d’y croire, parfois les engagements de l’entreprise ou de la filière. Et on pourrait décliner cette liste à la Prévert au fur et à mesure que les besoins de réassurances grandissent… En écho à l’anxiété du consommateur et des scandales alimentaires.

Gardons notre calme, buvons frais et essayons de rappeler, humblement, quelques-unes des règles essentielles à respecter lorsque, vous, marketeur, allez élaborer avec votre agence la maquette packaging de votre offre produit :

  • Respecter les codes de la catégorie: c’est un véritable tour de force pour les agences qui s’opère. Le packaging de votre nouvelle offre doit suggérer l’innovation et la différence vis-à-vis de ses concurrents tout en soulignant son appartenance à la catégorie,
  • Communiquer en 2 temps: dans un 1er temps communiquer une émotion puis dans un 2ème temps, des éléments de réassurance. En effet, même pour un produit du quotidien, c’est le plaisir qui prime à l’achat comme à la consommation. Le packaging doit donc rendre désirable son contenu. Ensuite seulement, la raison interviendra : je ne me ferai pas de mal en le consommant, je peux me le permettre financièrement, je respecte mes convictions, … Dans le processus d’achat, on oppose souvent hémisphère droit (L’émotion !) et hémisphère gauche (La raison) du cerveau. En réalité, ils sont tous 2 activés de manière chronologique lors d’un achat. On peut ajouter que l’issu de la lutte entre émotion et raison sera différente selon la catégorie, la personnalité et les moyens du Shopper,
  • Etre compris instantanément : Lors de l’achat, le shopper doit immédiatement comprendre le mode de préparation, de consommation et le bénéfice du produit. De préférence, un bénéfice que ses homologues ne possèdent pas. Le Graal : une supériorité organoleptique (Nutella bien sûr ! Les desserts Bonne Maman, les smoothies Innocent sont des modèles en la matière) mais un usage intuitif voire ludique permet aussi de très bien performer (La Box Sodebo, le bec verseur des sirops Tesseire, le Doy pack Béghin say, la gourde Pom’pote, …). Parfois, ce « petit rien » pertinent mais pas gadget qui améliore le confort de l’expérience et que certains nomment « Nudge marketing »,
  • Respecter le plan de lecture d’un packaging : à l’instar de toute image, tableau, photo, … Tout démarre au centre pour comprendre de quoi il s’agit. Puis l’œil circule : l’univers de l’alimentaire a imposé un plan de décodage selon un triangle : en haut au centre (La marque), sur le côté droit (Engagements, réassurances, mode de préparation), enfin, le plus souvent, en bas au centre (Recette, bénéfice, grammage). Cette radiographie réalisée en 3s chrono doit permettre au Shopper de répondre à ses principales questions : de quoi s’agit-il ? Qui me fait cette proposition ? A quelles conditions ? N’oublions pas qu’en plus du packaging, le Shopper s’accordera un instant pour diagnostiquer le prix en regard de l’offre,
  • Rénover pas à pas: un produit s’est imposé en linéaire. Au fil des années, son packaging a perdu de sa modernité ou de sa pertinence. Il n’est plus en ligne avec les codes de la catégorie, peut-être même qu’il dessert l’image de son offre et de sa marque. Malgré l’envie qu’on peut avoir de réaliser un grand « Nettoyage de Printemps », il vaut mieux travailler modestement et changer un pack par petites touches afin de ne pas déstabiliser le Shopper. En effet, si celui-ci a un doute sur l’identité d’un produit, il préfèrera renoncer à son achat,

Ajoutons encore quelques réflexions et recommandations à l’aune des nombreux cas d’innovations et de rénovations packaging pilotés durant ces dernières années :

Le packaging « Arbre de Noël » : au fil du temps, les mentions s’ajoutent les unes aux autres et finissent par créer un sentiment de fouillis pour le Shopper : modes de préparation, naturalité produit, origine des matières premières, engagements de l’entreprise ou encore recyclabilité. En réalité, plus la liste des mentions s’allonge, plus le packaging a de difficulté à remplir ses missions d’émergence et de désirabilité. Avant de faire vos choix, demandez-vous si telle ou telle information est déterminante dans le choix produit et si elle doit apparaître sur le facing ou en dos de pack. A quand un packaging dépouillé de tous ses oripeaux qui viendra stimuler la curiosité du Shopper plutôt que répondre à toutes les questions qu’il ne se pose pas forcément ?

Le packaging « Littérature » : corollaire de notre « Arbre de Noël », trop nombreux sont encore les packagings où tout est écrit plutôt que suggéré. Gardons en mémoire la supériorité de l’image sur les mots. C’est un travail supplémentaire pour votre agence mais l’utilisation d’une iconographie permettra à votre packaging un décryptage beaucoup plus rapide et efficace : une carte de France stylisée plutôt que « Origine France », une feuille ou un arbre vert pour symboliser un matériau recyclable, le dessin d’un chronomètre et d’un ustensile de cuisine pour signifier le mode et le temps de préparation.

Le packaging « Menteur » : le mot est fort et pourtant : si le consommateur est bien conscient que le visuel produit est sublimé, il sait différencier l’allégorie du packaging qui se veut réaliste. Quand ce dernier s’avère trop déceptif par la qualité de sa recette (Une pizza pas si gourmande que cela) ou par la quantité (une taille de cookie pas si énorme qu’elle en a l’air), le consommateur sera d’autant plus sévère qu’il aura eu l’impression d’être floué. N’oublions pas que des performances se construisent sur un 1er achat « Découverte » puis sur le réachat.

Le packaging « Shame on you » : c’est le packaging qui fait du mal à notre image lorsque nous consommons le produit. Cela parce qu’il est trop « commercial », trop désuet, peu pratique, qu’il se déchire ou rend difficile l’expérience produit. N’oublions pas que la séduction d’un packaging consiste aussi à valoriser celui ou celle qui va le consommer !

Il y a encore beaucoup à écrire sur le packaging et sur la manière de le tester. En effet, le nombre de règles qui le régit est aussi important que le modèle commercial qui le sous-tend est ancien. Mais pour combien de temps encore seront-elles pertinentes ?

En effet, comme dans tous les systèmes économiques, l’homme a étiré le modèle de la Grande distribution au maximum de ses capacités : la taille des hypermarchés, des linéaires et le nombre de références n’ont cessé de croître depuis 50 ans jusqu’à saturation du Shopper. Un Shopper fatigué avant même d’avoir franchi le seuil de son magasin habituel, souvent suspicieux vis-à-vis de l’offre des industriels de l’alimentaire et qui n’éprouve que peu de plaisir à faire ses courses en grande surface.

Dans ces conditions, pas étonnant que les responsables des achats des foyers soient de plus en plus nombreux à se détourner de l’offre – si bien pensée par vous marketeur – et des magasins qui la mettent en scène. Aujourd’hui les français redeviennent  amoureux de leur Boucher-Charcutier et de leur marché du dimanche. Ils découvrent les paniers Bio de saison des AMAP, trouvent formidable d’aller cueillir leurs fruits et légumes et mettent sur un piédestal les produits de la Coupe (…)

Face à ce revirement, très prévisible, un nouveau marketing a vu le jour : le « Low marketing ». Exit les règles énoncées ci-dessus, la marque, le graphisme, la typographie mais aussi les produits standardisés, sans défaut, aseptisés. C’est l’avènement des « Gueules cassées », des produits bruts et des packagings « Craft », neutre ou minimaliste. Réjouissons-nous : nouveau terrain de jeu et nouvelles règles, le travail du marketing ne fait que commencer !

OA

Contexte

Contexte contradictoire

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Dun côté…

  • Un monde de plus en plus complexe : vie réelle et vie virtuelle interconnectées
  • Une atomisation et une profusion de l’information et des modes de recueil
  • L’émergence d’une multitude d’acteurs dans les études aux prestations en devenir
  • Un rythme de travail qui ne cesse de s’accélérer

De lautre côté

  • Des équipes marketing de plus en plus « courtes »
  • La fonction études marketing en interne qui a disparu
  • Des portefeuilles d’offres, exponentiels
  • Des cycles de vie professionnelle, raccourcis
  • Une exigence de succès de vos innovations quasi immédiate

…D’où un besoin pour vous décideurs de retrouver une assise de travail grâce au soutien de professionnels expérimentés, véritables partenaires de votre activité, qui vous accompagnent et vous conseillent sans parti pris.

Contexte

Les 3 fondamentaux AMKC

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Une volonté

« Construire une relation de travail basée sur une confiance totale avec vous hommes et femmes de Marketing. Vous offrir un temps utile pour vous permettre d’exercer votre mission essentielle : la création de produits à succès, pilier fondateur de la vie de votre entreprise « 

Une expertise

« La maîtrise à 360° de l’offre études marketing pour vous orienter vers la bonne solution, travailler avec les meilleurs instituts, dans les meilleures conditions et répondre aux questions que vous vous posez avec la pertinence optimale »

Un positionnement

« VOTRE Responsable études le temps d’une mission : une expertise disponible le temps dont vous avez besoin et sans aucun engagement de durée »

 

Solutions

Dynamiser vos innovations

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AMKC vous accompagne dans l’innovation et la rénovation de votre offre

  • Recherche d’insights
  • Création et screening d’idées
  • Screening et test concept produit
  • Développement recette et pack (Modélisation réelle)
  • Test packaging, création et rénovation
  • Test recette organoleptique
  • Recherche et test de nom

Les atouts AMKC :

  1. Expertise sectorielle
  2. Expérience des démarches créatives d’innovation : plateforme Crowdsourcing, plateforme participative, Open innovation, Challenge type « Hackaton », Atelier créatif
  3. Mobilisation des compétences sur mesure
  4. Savoir faire dans la définition de chaque brique du Mix produit
  5. Prise de recul analytique

Solutions

Vos panels distributeurs et consommateurs

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La gestion des panels demande du temps et ne s’improvise pas. Pour choisir son panéliste et la prestation adaptée à la vie de votre entreprise, vous avez besoin d’une expertise dédiée.

AMKC vous accompagne de la détermination de vos besoins en matière de panel distributeurs et de panel consommateurs jusqu’au déploiement de votre prestation :

  • Bâtir votre cahier des charges
  • Briefer les panélistes
  • Obtenir les offres les plus adaptées à l’écosystème de votre entreprise
  • Créer vos segmentations de marché
  • Affiner et valider le contenu de vos bases de données
  • Tester les outils d’accès à vos données
  • Définir vos tableaux de bord
  • Evaluer votre équipe Conseil
  • Définir vos besoins en matière d’études périphériques : tris, modélisation, relevés magasins, études consommateur, …